Circuit de 4500 kms:

Le lendemain nous prenons un super petit-déjeuner chez nos hôtes et prenons la route de Montréal en longeant le Saint-Laurent. Nous nous arrêtons à l'Upper Canada Village
est un arrêt incontournable (il n'y a pas grand chose à voir entre les étapes souvent longue).Arrivée à notre hôtel de Montréal HOTEL DE PARIS ***. L'hotel n'est pas terrible mais bien situé proche du centre historique. La première nuit il tombe une grosse averse alors que nous tentions de dormir. La pluie ruisselle du toit le long du mur extérieur et fait un bruit d'enfer en cogant contre la climatatisation. On demande au gardien de nuit, un gentil garçon nouveau dans le poste, de changer de chambre. Il nous trouve une chambre plus calme dans l'annexe. Le lendemain on récupère notre chambre et la nuit suivante il n'y aura pas de pluie donc pas de nuisances sonores à craindre.
Le 13 juin Route pour La Tuque via Trois rivières dans la région des Laurentides via les rives du fleuve Saint-Laurent avec ses belles villas avec des jardins bien entretenus. A trois rivières ont ne déjeunera pas dans la cabane à sucre de Dany Néron vraiment trop attrape touristes avec dégustation de sirop d'érable mais avec un parking plein de bus. On trouvera un petit restaurant très sympa sur la route ensoleillée de la Tuque. On arrive au Domaine le Bostonnais à La Tuque resort en plein cœur de la forêt , tenu par un couple de français. Elle était pro de golf et lui cuisinier dans le midi de la France et ont décidé de d'expatrier il y a plusieurs années et de racheter le resort qui était en mauvaise état. Le coin est infesté de moustiques et la femme nous reçoit avec un voile sur le visage. Finalement on s'habitue et on passera une excellente nuit dans les chalets très confortables après un dîner sympa à la Tuque.On quitte le Bostonnais pour le lac Saint-Jean via la route panoramique avec une arrivée à Chambord. Le lac Saint-Jean est une mer intérieure de plus de 1 000 km. Finalement le lac immense est joli mais les abords sans grand intérêt. Alors on décide de prendre une chambre dans un motel en bord de lac à proximité de Chambord, de manger des sandwiches et on va faire un parcours sur le 18 trous local. On dîne rapidement dans une pizzeria qui ferme à 21h.
Le lendemain on se dirige en direction du fjord du Saguenay. La route est magnifique avec en particulier le lac Kenogarhi avant d'arriver sur agglomération de Saguenay constituée de plusieurs villes dont Jonquiere, Chicoutimi et la Baie. On passe le pont qui enjambe la Saguenay qui joint le lac St Jean au Saint Laurent, seul possibilité de rejoindre la rive nord avant 85 kms et la ville de Tadoussac. On déjeune dans le petit port de Sainte Rose du nord, dans un petit restaurant Rose Café où l'on fera un excellent repas servi par une hôtesse très sympathique. On goûte aux tartes aux bleuets, la spécialité de la région,sortes de
myrtilles. Tellement bon que nous reviendrons y dîner le lendemain soir sous une pluie battante. On a réservé trois nuits dans un resort somptueux la Pourvoirie du Cap au Leste sur la commune de Sainte-Rose-du-Nord, très isolé de la route et en bord du fjord avec une vue magnifique sur la rivière Saguenay et sur l'anse de La Baie en face. Les eaux salées venues du Saint-Laurent
au rythme des marées pénètrent le Saguenay jusqu'à Chicoutimi.
La conférence commence le mardi avec une séance plénière à laquelle participe notre VIP Olivier Colmard, Vice-Président de Renault. Ce sont 635 participants qui vont assister à quelques 600 sessions différentes en parallèle pendant les trois jours. Francois et moi-même seront "chairman" de plusieurs sessions. Notre rôle sera surtout de gérer le temps imparti à chaque intervenant. Le soir nous dinerons avec deux français membres de NAFEMS Francisco Chinesta dit Paco (avec les lunettes), professeur à l'ENSAM Paris Tech de Paris (Arts et Métiers) très sympatique, d'origine espagnole avec une voix de stentor. Notre autre invité est Patrick Grimberg, PDG de la société DPS, ancien de Dassault Systemes. Sa société de services pour l'industrie est aujourd'hui présente aux USA et au Japon avec plus de 130 employés. On prend un dernier verre au dernier étage de l'hôtel plateforme tournante qui offre une vue à 360° de Quebec by night.Le lendemain, pendant que les hommes travaillent, les femmes vont visiter Quebec. Il faut monter les 398 marches de l'Escalier du Cap-Blanc ou prendre le funiculaire qui vous emmène de la basse ville à la Haute-Ville avec une vue spectaculaire sur la ville, le Château Frontenac, la charmante Fontaine de Tourny et aux jardins du Parlement et les quais.
Le mercredi soir la pluie vient perturber le dîner de gala qui était organiser sur un bateau navigant sur le Saint-Laurent. Nous nous sommes éclipsés discrètement et sommes aller dîner dans un petit restaurant sympa du vieux quartier de Quebec la "Vieille Capitale" du Canada, reconnue pour son charme historique et son architecture. Le matin nous disposons d'un lieu dédié pour NAFEMS pour le petit déjeuner. Paco Chinesta intervient comme Keynote Speaker le mercredi. La France est donc bien représentée avec une cinquantaine de participants au total sur 635. Nous en profiterons pour organiser des réunions avec nos membres français. Bien entendu la Conférence est le lieu des rencontres entre les participants français, canadiens et étrangers. Le jeudi la conférence se termine par une session plénière vers 17h. Nous irons dîner pour notre dernière soirée à Quebec après avoir été faire le tour de l'Ile d'Orléans.
Le vendredi 21 juin départ pour la Gaspésie, pointe du Québec au sud de l'embouchure du Saint-Laurent et de l'immense baie qui donne sur l'atlantique. La Gaspésie est l'un des temps forts du voyage. La population est entièrement francophone et très attachée à ses traditions comme à la mer. La région compte 3 000 km de côtes mais aussi des forêts, des montagnes et une faune très riche (ours, saumons, castors, orignaux...). Malheureusement on ne verra ni baleine, ni ours, ni castor, ni orignal mais on verra "un saumon" et encore dans les reflets d'une rivière. on traverse une multitude de petites bourgades pleines de charmes comme Kamouraska et Notre-Dame-du-Portage.
Sur la route nous nous arrêtons dans une cabane à sucre, l'Erablière du Bois-Joli à Saint-Jean-Port-Joli dont le propriétaire Clément Pelletier (en photo) va nous faire une visite complète de son atelier, de son système astucieux automatique de récupération de la sève de ses 2000 entailles d'érables, et pour finir une dégustation de tous ces produits dérivés et bien entendu de son sirop que nous ramènerons en France. (email: erabliereboisjoli.com)
On s'arrête dans un joli village de la baie des sables près de Rimouski dans l'Auberge du Grand fleuve à Métis-sur-Mer tenue par un couple franco-canadien, leur fils son épouse et leur petit fille. Le mari a fait connaissance de son épouse quebequoise lors d'un séjour au Népal! Visite du très beau jardin de Métis sans le soleil mais qui vaut le détour.
Les chambres donnent sur le fleuve et nous allons faire le soir le dîner du séjour au restaurant "le Matelot". On prend le menu gastronomique avec langoustes, pinces de crabes royaux, coquilles saint jacques, homards, etc. tout étant délicieux. (email: aubergedugrandfleuve.qe.ca)
Conclusion: Ce fut un beau séjour où nous avons pu allier business et tourisme. Les canadiens et plus particulièrement les québéquois sont tous extrêmement accueillants et toujours attentionnés. Vous ne pouvez pas vous trouver dans la rue en regardant votre plan sans que quelqu'un vous propose son aide. Dans les restaurants le personnel est disponible et vous demande à plusieurs reprises si vous êtes satisfait. Ils sont fiers de leur pays et de sa culture. Les paysages sont magnifiques mais les distances sont longues. On a très bien mangé et goutté à des vins agréables. Les routes sont parfaitement entretenues et tout est propre. On sent que le niveau de vie est élevé particulièrement dans les beaux villages qui longent le Saint-Laurent avec de belles villas et parfois de beaux châteaux. Il n'y a pas de chômage au Canada qui manque de main-d'oeuvre en particulier dans les restaurants. Par voie de conséquences il n'y a pas semble t-il de misère et de délinquance donc on ne voit pas souvent la police. Merci à NAFEMS et à DFL Consulting de nous avoir permis de découvrir ce beau pays.
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